Le Pont du Hasard

Distance de marche : km ; Temps de marche :

Dans le sud méditerranéen, on parle de pont du diable. La construction d’un pont au Moyen Age était souvent associée à une légende à l’effet que le diable empêchait de construire le pont jusqu’à ce que quelqu’un pactise avec lui.

Mais à Corconne il s’agit de pont du hasard, une arche naturelle au fond d’une combe qui fait le plaisir des randonneurs. S’il ne manque pas de ponts du diable, il ne manque pas non plus des arches naturelles dans cette région (ex le pont d’arc en Ardèche, le ravin des Arcs dans l’Hérault). Cependant le pont du hasard est le seul que je connais qui n’enjambe pas une rivière.

Depuis quelque temps le parcours sous l’arche est équipé de prises de main et de marche-pieds ancrés dans le rocher. Mais il ne faut pas croire qu’il s’agit d’escalade. On monte dans un ravin étroit et assez pentu mais finalement pas difficile et surtout pas vertigineux.

Le pont du hasard est le premier point d’intérêt sur ce circuit. Le second est le point de vue depuis le château/chapelle sur un promontoire surplombant le village d’environ 135 m. Le troisième point d’intérêt est le chaos rocheux entre le point kilométrique 2.5 et le P.K. 3.0.


Ensuite en sous bois ou sur les DFCI le chemin devient assez monotone. Autour du P.K. 5 il y a des vues au nord sur les contreforts sud des Cévennes et la ville de Saint-Hippolyte-du-Fort. Et finalement autour du P.K. 9 de belles vues vers le sud et le vignoble de Corconne.

La mer des rochers

Distance de marche : 6 km ; Temps de marche : 2h

Dans la région Languedoc/Cévennes les chaos rocheux sont très présents. On pense au site de Montpellier-le-Vieux prés de Millau, le cirque de Mourèze dans l’Hérault, le bois de Païolive près des Vans dans le Gard. Pour être les plus connus, ce sont loin d’être les seuls. Sur des promenades dans le Coutach près de Sauve, sur plateau du Granzon à Banne, près de la grotte de la Cocalière, ou sur le plateau des Gras en face de Balazuc on chemine souvent dans ces paysages étranges.

La mer des rochers près de Sauve est un chaos rocheux avec une histoire d’exploitation agricole. Comment exploiter ? Il faut épierrer les (rares) cuvettes, ajouter des murets par-ci et là pour retenir la terre. Puis planter. A la mer des rochers – très accessible depuis les hauteurs du vieux centre du village – l’exploitation a été intense jusqu’au 19e siècle puis abandonnée progressivement par la suite. Il ne reste que les murets, les portails sans porte, et les chemins de randonnée. Témoin de la richesse passée il y a aussi un castellas et le château de Rocqueviaire (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Roquevaire

Pour ce petit circuit nous laissons le voiture dans le parking au bord de la D999 en contrebas du vieux village de Sauve et partons d’abord à la découverte de la fontaine et du vieux village.

La « fontaine » mériterait un article à elle toute seule. Il s’agit d’une rivière qui jaillit au pied d’une barre rocheuse. Cette rivière, ce sont les eaux de la Vidourle qui coule en contrebas. Ces eaux ont pris un chemin détourné dans le sous-sol calcaire depuis la « perte » du Vidourle près du château ruiné de la Roquette (St-Hippolyte-du-Fort). Néanmoins le jaillissement varie avec les saisons. En février 2025 après les fortes pluies du début de l’année, la fontaine coule et gronde. Mais en été la fontaine peut être très calme.

Ensuite on aborde la montée à travers le vieux village où on peut observer différentes édifices, là aussi, témoins de richesse passée (hôtel de la monnaie, mairie, tour d’horloge).


En haut du village un chemin d’abord en calade mène en lacets au plateau. Ce jour nous avons fait la boucle en sens inverse en partant à gauche a la premiere intersection sur le plateau. En suivant le circuit on peut observer le château de Rocqueviaire, puis l’aven de Sauve (attention aux abords – gouffre non clôturé). Ce jour nous n’avons pas pu se rendre à la Grotte de Diou-lou-Garde car le propriétaire a posé une chaîne à travers le chemin. Oui il y a toujours des propriétés privées dans la mer des rochers. Jusque-là les chemins sont assez faciles.

Au dernier quart de la boucle cependant, après avoir observé le cadran solaire, on crapahute à travers le chaos rocheux en mettant les mains souvent pour grimper ou descendre.

Et pour finir on redescend à travers le vieux village pour retrouver la voiture.

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