Une vallée minière

Distance de marche : 10,6 km ; Temps de marche : 03:00
ateliers : Pourcharesses
ateliers : Pourcharesses

La Vernarède, aujourd’hui un village tranquille hors des axes majeurs dans une petite vallée sous le Château de Portes, était, à partir du milieu du 19ème siècle, une ville minière. Dans un autre article , je décris un système de transport de charbon remarquable appelé «les plans inclinés» qui transportait le charbon depuis la Vernarède par 2 cols et une vallée intermédiaire au terminus du rail à La Lévade. Ici, je décris une promenade d’automne dans la vallée de La Vernarède où nous avons repéré un certain nombre d’arbres et de plantes intéressants et quelques vestiges du passé minier.

À partir de la place du village (très tranquille en cette journée d’automne), nous admirons un panneau “épicerie” décoloré sur un bâtiment qui ressemble à la gare d’Ouguègne / La Vernarède d’origine – une station à la fin de la ligne de chemin de fer venant de Chamborigaud. La ligne ferroviaire a été déséquipée au 20ème siècle, mais des traces sont encore visibles sur place et même sur les cartes IGN. La ligne reliait La Vernarède à la Jasse puis à Chamborigaud via divers tunnels et viaducs dont la plupart ont été dynamités au cours du 20ème siècle (plus facile à détruire que de maintenir). La ligne ferroviaire, bien sûr, a été construite principalement pour acheminer le charbon. De la station La Vernarède, une extension privée de la voie ferrée d’environ 1 km conduisait à une mine plus au sud dans la vallée. Cette place de village était donc le point névralgique de l’activité minière. Avant même l’arrivée du chemin de fer, cette place était le point de départ des wagonnets chargés de charbon par la voie de montagne : les «plans inclinés».

Château de Portes
Château de Portes

Au départ de ce circuit, nous longeons la vieille gare avant de tourner à gauche pour traverser le Broussous (ruisseau) et repartir au nord le long de la rive droite. S’ensuit une montée en lacets et le passage à côté d’une maison isolée à Prentigarde (comment peut-on vivre dans ces maisons isolées?) pour atteindre une antenne de téléphone mobile au point haut près du hameau des Blachères. De là, il y a une belle vue sur le village à 200 m en dessous et sur les flancs nord du mont Lozère au loin. Notre piste continue ensuite vers le sud jusqu’au bout de la vallée et revient à La Vernarède par la rive gauche du Broussous. À l’extrémité sud de la vallée, on est directement au-dessous du château de Portes assis plus haut dans le col. Avec un peu de chance, on entend le brame du cerf au loin. Ensuite on s’intéresse à la flore. En septembre, il existe de nombreux exemples de phytolacca americana – jolie mais envahissante. Nous remarquons également plusieurs jeunes spécimens du sorbus torminalis – une forme moins répandue du sorbier qui semble aimer le sol et la situation en lisière du chemin. Plusieurs indicateurs suggèrent que le sol ici, contrairement aux garrigues voisines, n’est pas trop calcaire – par exemple, il y a beaucoup de bruyères en fleurs et beaucoup de pins. Puis à 800 m avant d’atteindre La Vernarède, on découvre une grande cheminée en briques. Cette cheminée Werbrouck (au nom d’un actionnaire de la compagnie de Portes et Sénéchas) est la seule vestige d’un four à coke situé autrefois à cet endroit. Selon les cartes IGN, il semble que le point bas d’une rampe de roulement se trouvait à cet endroit. Sur ce dernier sujet, à part les vestiges à la Canebière et des traces sur les cartes IGN, je n’ai trouvé aucune information.



 



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